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2012.11.29

Rebondissement dans la vie politique congolaise : Couillon contre Cloppé Brazzaville, le 31 octobre 2015

           

        Alors que le gouvernement de Fro 1er fait face à la dure réalité d’un pays au bord de l’implosion, le parti de l’ex-Président M’bassar-Kosi a décidé de participer activement à la décomposition de la vie politique de notre beau pays. Pendant que M’Bassar-Kosi répond à des sollicitations venant du monde entier pour expliquer aux dirigeants comment on perd le pouvoir, ses deux meilleurs amis, autant dire ses fils spirituels, en sont venus aux mains. Ils se sont arrangés pour exclure de la course à la présidence du PRC[1] les autres candidats qui auraient entravé leur castagne dans la cour de récré. Comme nous l’écrivions dans notre dernière lettre hebdomadaire (je suis désolé, j’ai encore pris des vacances), É. Cloppé veut le pouvoir et il est prêt à tout pour cela. L’ancien premier-ministre, Fifi Couillon a fait preuve d’une grande naïveté en ignorant les manœuvres dont son adversaire pouvait faire preuve. Cloppé s’est arrangé pour que les militants ne puissent pas voter en organisant les élections dans les districts favorables à Couillon : il suffit de créer des bureaux de vote dans des endroits inaccessibles ! Ensuite, il suffit de ne pas comptabiliser les votes dans des districts éloignés, et, quand Couillon demande la réintégration des bulletins, de supprimer purement et simplement les bulletins en provenance des districts favorables à son adversaire !
Habile, non ?

Les militants sont très gênés, d’autant que les deux protagonistes sont arrivés à égalité : qui sera président, Couillon ou Cloppé ? Cloppé ou Couillon ? Comme Cloppé a d’une part financé sa campagne avec l’argent du PRC (Parti Républicain du Congo) et qu’il a d’autre part mis ses sbires en place dans les organes de contrôle, il se fait proclamer Président. L’autre comprend enfin qu’il s’est fait couillonner et il n’aime pas cela : personne n’aime cela, même avec des bisous. Alors il se rebiffe, déclare urbi et orbi qu’il ne se laissera pas faire, qu’il fera appel à la justice, qu’il constituera un groupe parlementaire dissident.

Les gros gabarits se lancent dans la médiation. Jésuis-Droit Danmebottes d’abord qui les réunit. Il comprend rapidement qu’il n’est pas bon d’être entre le marteau et l’enclume (chez nous on dit entre l’arbre et l’écorce) et se désiste. Un certain nombre de parlementaires qui se rendent compte que cette guerre des chefs risque de leur coûter leurs postes lors des prochaines élections, interviennent pour calmer le jeu : leur porte-parole, ULM[2], assisté de Geai La Paire, les enjoint de cesser leur bagarre. Rien n’y fait.  Même Abel Caïn, le président du groupe PRC au parlement n’est pas entendu. M’bassar-Kosi lui-même revient en hâte de l’orient pour les recevoir. Il semble que son poids politique fasse effet. Il y aura un référendum pour savoir si les militants veulent refaire les élections.

Coup de théâtre : É. Cloppé, après une analyse de la situation qui fait apparaître qu’un nouveau vote ne lui serait pas favorable, refuse cette possibilité. Alors Fifi Couillon met sa menace à exécution. Naît le Rassemblement-PRC avec les 69 députés couillonistes.

Aujourd’hui les deux groupes occupent chacun un coin de la cour de l’école et se regardent en chien de faïence pendant que les tenants du PDC[3] se bidonnent sans se cacher. Ils feraient mieux de s’occuper des affaires du Congo ! Les organes d’évaluation des banques de la PEN dégradent la notation du Congo de AAAAAAA à AAAAAA+ ; attention, cette dégringolade pourrait être le prélude à une chute vertigineuse ! Et, complètement obnubilés par la guéguerre du PRC, mes collègues journalistes l’ont oublié.

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Votre correspondant à Brazzaville : Charles-Georges-Valéry-François-Jacques-Nicolas du Pont Branlant



[1] PRC : parti républicain du Congo

[2] ULM : Ursula-Louise Moriarty

[3] PDC : Parti Démocratique du Congo, du président Frolanda 1er

2012.08.12

Congo : un budget à la hauteur des enjeux ! Brazzaville, le 3 octobre 2015


          Comme nous ne vous l’avons pas annoncé dans notre dernière publication, nous n’avons pas été en mesure de publier nos articles hebdomadaires pendant la période de mes congés d’été. Pourtant, de nombreux événements d’importance ont eu lieu mais les congés sont sacrés dans notre pays, comme les grèves d’ailleurs. Nous allons les relater rapidement - les événements, pas les grèves !

Les pays du sud de la Françafrique se sont enfoncés dans la crise, sans que l’on en comprenne la raison ; pourtant, les gouvernements ont appliqué les consignes strictes de la commission françafricaine : diminuer les salaires, virer les fonctionnaires… et payer les dettes, bien sûr. Les meilleurs économistes du monde, et particulièrement ceux de la RDC[1], ne comprenaient pas pourquoi les citoyens ne consommaient plus, pourquoi les impôts ne rentraient plus, pourquoi la dette augmentait alors que les banquiers de tous les pays du monde voulaient leur prêter de l’argent à des taux attractifs et amicaux – 17 % pour un pays en faillite, c’est un cadeau qu’on ne refuse pas –, pourquoi les gens n’étaient pas contents.

Pendant ce temps, au Congo, après avoir fait voter des lois pour ramener l’âge de la retraite à 35 ans pour les fonctionnaires et à 85 ans pour les salariés du privé, après avoir recruté des fonctionnaires pour remplacer les travailleurs licenciés par leurs entreprises, on s’aperçut que les choses ne s’arrangeaient pas toutes seules. Il faut dire que Frolanda 1er et ses sbires, étant tous issus de l’ENAE[2], n’ayant jamais équilibré un budget et professant l’idéologie du fonctionnariat-producteur-de-richesses, avaient un mal considérable à revenir sur les promesses électorales, au moins dans l’immédiat. L’établissement du budget de l’année 2016 régla définitivement le problème puisqu’il s’agissait de trouver les 30 milliards de francs CFA nécessaires pour ramener le déficit à moins de 30 % du PIB. On allait partager la charge en trois parts égales : le peuple faisait don de 10 milliards de francs CFA, les grandes entreprises idem et l’État s’engageait à tenter de faire une économie de fonctionnement du même montant. 

L’affaire est réglée.

Pourtant, de l’autre côté de l’échiquier politique, on ne voit pas d’un bon œil le gouvernement de Frolanda 1er réussir ce qu’on avait raté. On crie haro sur le chameau : « Vous verrez, le peuple va être saigné aux quatre veines ! » « Les riches vont moins s’enrichir, c’est injuste ! » « Ce qu’il faut, c’est augmenter les dividendes ! »…

Mais les attaques ne sont pas très virulentes, pour cause d’élections internes. Il s’agit de préparer le retour au pouvoir et de viser la place de Fro[3]. La présidence du PRC[4] constitue une étape majeure dans la conquête du pouvoir et Cloppé[5] – l’actuel secrétaire général – n’a jamais caché son ambition. Couillon – ex-premier-ministre expert en gobage de couleuvres – et lui en sont à compter le nombre de bulletins de soutien mis dans les urnes, et on sait ici comment remplir les urnes… ULM[6] et Blaise Moâ[7] ont déclaré forfait dans le jeu des chaises musicales. Le combat des chefs se jouera à l’awélé et les deux candidats s’exercent avec des marabouts, les pieds liés, les yeux bandés, sans les mains, etc.

Pendant ce temps, aux PEN[8], la bataille fait rage entre les O’bama et les O’Mitting. Ce dernier promet la création de 12 millions d’emplois, la polygamie – un de ses adeptes a 24 femmes et 121 enfants -, l’enrichissement des riches et l’appauvrissement des pauvres (ce qui est très intelligent, les pauvres ne sachant pas gérer des fortunes), etc. alors que le premier continue à clamer : « Hiès, Aïkan ! » tout en reconnaissant : « Aïe did nossing ! »

Selon nos dernières informations, un certain nombre d’incapables seraient en train de quitter notre beau pays pour croupir ailleurs, en particulier dans des enfers fiscaux. Fort heureusement, d’honnêtes capitalistes proposent aux salariés de prendre des vacances de longue durée, quand ils ne vont pas sévir ailleurs pour exploiter le travail de pauvres gens sommés d’interrompre leurs propres vacances ou de quitter leurs verts pâturages et leurs lopins de terre. Quelques entrepreneurs pervers et masochistes voudraient qu’on les laisse souffrir en paix ; ils se qualifient eux-mêmes de « Pigeons[9] ». Heureusement encore, Angèle Amer, la chancelière de la RPC, a de la suite dans les idées et ne démord pas de ses convictions : « Plus nos voisins de la Françafrique sont austères, plus la RPC s’enrichit ! » Aucun de nos lecteurs ne souhaiterait qu’elle nous combatte par les armes et tous préfèrent être Zaïrois plutôt que morts. 

Et tout est bien ainsi.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l’histoire en marche. 

Votre correspondant à Brazzaville, Charles-Georges-Valéry-François-Jacques-Nicolas du Pont Branlant.



[1] Pour rappel : RDC, République démocratique du Congo

[2] ENAE : École nationale des attardés économiques, enviée par toute la Françafrique

[3] Il parut que citer Frolanda 1er lui donnait trop d’importance. « Fro » le ramenait à sa juste taille

[4] Rappel : PRC = parti républicain du Congo

[5] Il s’agit d’Émile Flippé, fort bel homme, beau parleur, disciple de M’bassar-Kosi

[6] ULM : Ursula-Louise Moriarty, ex-ministre de l’écologie productive

[7] Blaise Moâ : ex-ministre de la Santé au Travail

[8] Encore un rappel : PEN, Puissances du Nord, le pays le plus endetté de la planète, qui exporte ses dettes dans le monde entier via le FED : fonds d’exportation des dettes. Nous vous conseillons de noter et d’afficher sous vos yeux les acronymes de tous les acteurs du drame, on s’y perd !

[9] Il s’agit du premier club de pigeons créé par des chefs d’entreprise, probablement pour accélérer la circulation de l’information en toute discrétion. D’ailleurs depuis lors, le ciel de Brazza est encombré de ces volatiles salissants

2012.06.18

Grande victoire pour le peuple congolais ! Brazzaville, le 15 juin 2015


Toute l’Afrique était en émoi. Les élections qui devaient avoir lieu au Congo pouvaient modifier la donne au sein de la Françafrique et, par voie de conséquence, sur le continent entier. L’Afrique du Sud continuait à exporter dans tous les pays le surplus d’une production favorisée par une exploitation éhontée du peuple alors que la grasse PEN (Puissance des États du Nord), impérialiste et boulimique, vivait sur un endettement croissant auprès de son principal fournisseur, la même Afrique du Sud.

Quelques années auparavant, les pays de l’ex-Afrique Occidentale Française, unis par l’usage de la même monnaie, le franc CFA, s’étaient dotés d’institutions communes, d’un parlement et d’un gouvernement françafricain. 

L’être humain est ainsi fait que l’histoire et la culture de chaque pays causèrent rapidement des débordements, les uns – industrieux et rigoureux – prospérant grâce à la maîtrise de leurs finances publiques, les autres – chauvins et laxistes – vivant largement au-dessus de leurs moyens et, pour certains, ne se donnant même pas la peine de récolter les impôts légaux. Pendant ce temps les banquiers, réels maîtres du continent, continuaient à emplir la peau rebondie de leur panse.

Un coup de vent financier né aux PEN enraya la belle machine et mit les banquiers aux abois. Ils s’étaient gavés de monnaies virtuelles qu’ils n’arrivaient plus à digérer. L’argent ne circulait plus, ils ne voulaient même plus prêter.

Au Congo, le Président-monarque avait fait trop de promesses inconsidérées : « Travaillez plus pour gagner plus », disait-il, ou encore : « Je vais diviser le chômage par deux », et les Congolais gagnaient moins et le chômage avait augmenté. Son opposant, récemment sorti de l’anonymat, un dénommé Frolanda, émit une série de soixante propositions présentant une logique implacable : en augmentant le nombre de fonctionnaires et le pouvoir d’achat des Congolais, il allait rétablir l’équilibre des comptes publics. Les Congolais, qui sont des gens prompts à se bercer d’illusions et à déboulonner les monarques qu’ils avaient encensés, intronisèrent Frolanda 1er, le premier monarque républicain, qui constitua son premier gouvernement avec ses plus fervents supporters, autant hommes que femmes et annonça quelques mesures d’importance pour démontrer au peuple ébahi qu’il tiendrait ses promesses électorales. Il s’agissait de maintenir l’illusion quelques semaines durant, le temps d’élire les représentants du bon peuple.

Il y avait eu une histoire épique en ce beau pays : cinq ans auparavant, une princesse royale représentait la gauche républicaine face à un farouche combattant de l’identité nationale issue de l’immigration, M’bassar-Kosi. Et la princesse royale – peut-on le croire ? – était la première concubine de M. Frolanda !… À moins que ce dernier ne fût que le prince consort ? Un prince consort que sa deuxième concubine, mère d’une flopée d’enfants issus de précédents mariages, prit en main et mena par le bout du nez (on a un langage moins châtié au Congo !).

Quand Frolanda se présenta devant le peuple au cours de nombreux meetings sur les places des villages faits de huttes de paille, Mme Croq’mitaine organisa les manifestations au grand dam des courtisans de Frolanda, de telle sorte que son candidat chéri ne rencontrât jamais son ex-première concubine, à laquelle il avait pourtant donné une nombreuse progéniture et qui avait un poids important dans son comité de soutien. Au soir de la victoire de son protégé, en Grand Reporter avisé de Congo Compétition, alors que ce dernier embrassait avec force démonstration de joie naïve chacun de ses soutiens, elle obtint de lui et de ses amis journalistes qu’ils diffusassent largement la photo d’un baiser à pleine bouche - et l’on sait que les Africains ont de grandes bouches - qu’il lui accorda benoîtement.

Mais l’affaire n’en resta pas là, souvenons-nous que nous sommes dans un pays d’Afrique profonde, d’un pays de la Françafrique qui plus est. Il s’agissait maintenant d’élire les membres de l’Assemblée Nationale. Le parti démocratique du Congo (PDC) demanda à l’ex-concubine de se présenter dans une nouvelle circonscription de sa région, Pointe-noire, qui est, comme chacun sait, un ravissant port de pêche fortifié longtemps convoité par les Anglais. Comme cela se passe dans ces pays lointains, le potentat local, qui appartenait également au PDC, refusa d’abandonner son fief, soutenu en particulier par un ancien premier-ministre, ancien candidat à la magistrature suprême, magistralement prié de retourner à ses chères études, à qui la princesse royale, pourtant peu avare de ses affections, avait refusé ses faveurs et contre laquelle il nourrissait, si l’on peut dire, sa meilleure dent. Le potentat fut menacé, puis exclu du PDC et arriva, lors du premier tour, en deuxième position derrière l’ex-concubine. Tous les ténors du parti firent le voyage à Pointe-noire pour se montrer avec elle et même le Président nouvellement élu, contrairement à son engagement de se tenir au-dessus des partis, ne sut résister à la vibrante sollicitation de son ex et lui apporta publiquement son soutien affectueux. Il oublia cependant d’en informer préalablement sa dernière concubine qui, avec un sens inné des affaires de l’État, s’empressa d’envoyer un tweet d’encouragement au potentat local - qu’elle ne connaissait pourtant ni d’Ève ni d’Adam - et le fit savoir à ses amis journalistes. La princesse en fut fort marrie. Une explication de texte eut lieu au Palais Impérial, où Mme Croq’mitaine avait son bureau, deux secrétaires particuliers, un cuisinier suisse et une douzaine de boys. Plus fort encore, le parti républicain du Congo (PRC) du président sortant appela à voter pour le potentat, bien que ce dernier s’obstinât à proclamer qu’il était le plus fervent supporter de Frolanda 1er !

Parallèlement, entre les deux tours des élections, dans ce pays hautement civilisé, Frolanda 1er eut l’occasion de retourner à la chancelière du puissant État voisin, la République Démocratique du Congo – dont la capitale Kinshasa faisait face à Brazzaville, sa propre capitale de l’autre côté du fleuve Congo – de retourner donc à la chancelière un chien de sa chienne. En souvenir du refus de cette dernière de le recevoir alors qu’il n’était qu’un modeste candidat, il s’empressa d’accueillir en grande pompe le leader de son opposition. Il était en effet de coutume au Congo, depuis des lustres, de « faire la nique » au voisin, ce qui se manifestait par moult pieds de nez, doigts et bras d’honneur. C’est une manière de gouverner.

Au deuxième tour des élections, le parti de l’ex-président avala des couleuvres plus grosses que des pythons. Ce fut une déculottée mémorable et le peuple donna à Frolanda 1er la majorité qu’il réclamait. Seulement, ce dernier n’en eut pas la joie attendue : la princesse royale avait été boudée par les électeurs. Elle cria à la trahison, et les ténors du PDC avec elle. De l’autre côté, ceux du PRC, fort marris de la veste qu’ils avaient prise, eurent au moins cette satisfaction et la joie saine de voir le visage décomposé de la princesse.

Les électeurs du PRC qui avaient voté pour le potentat local, l’entendant affirmer haut et fort qu’exclu du PDC, il n’en continuerait pas moins à soutenir le programme de Frolanda 1er, même tout seul sur les bancs de l’assemblée, se demandèrent s’ils ne s’étaient pas fait cocufier.

D’un autre côté, le discours plein de gravité du nouveau Premier Ministre – qui, lui, avait bénéficié des faveurs de la princesse, dit la rumeur – annonçant à mots couverts les sacrifices demandés au peuple « dans la justice, évidemment », fit prendre conscience aux électeurs vainqueurs qu’ils s’étaient probablement fait cocufier eux aussi.

Il faut comprendre que dans cette contrée lointaine, baiser et se faire baiser était de fait le sport national, probablement au détriment de l’intérêt général, terme suffisamment vague et ambigu d’ailleurs pour que chacun puisse penser y trouver son intérêt particulier. Au point que, à l’occasion de la coupe françafricaine de football qui avait lieu dans le même temps, on se demanda si les deux buts marqués par un joueur congolais contre son camp n’étaient pas suspects…

 

À suivre. 

Votre correspondant à Brazzaville, Charles-Georges-Valéry-François-Jacques-Nicolas du Pont Branlant.