UA-76824264-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

2010.09.27

Des solutions pour sortir de la crise !

Des solutions pour sortir de la crise ! 1

 Un député très intelligent – mais ne le sont-ils pas tous ? – propose un texte de loi instituant une taxe sur les loyers jugés excessifs, comme par exemple un loyer de 600 euros pour une chambre de bonne de 14 m2.

Évidemment que c’est excessif ! mais allons plus loin encore et plafonnons les loyers en fonction des régions de France et de la taille des agglomérations. Mais il est UMP, donc pas un bureaucrate socialisant !

Comme il a bien réfléchi, il connaît les effets induits par une si généreuse mesure. Une partie des propriétaires répercute sur les locataires les nouvelles taxes, les appauvrissant encore plus et les poussant vers des logements plus petits et insalubres. L’autre partie, manifestant son mécontentement par une bouderie irrationnelle, décide de ne plus louer ses chambres et d’y stocker ses surplus de meubles. Dans un cas comme dans l’autre, le résultat est un accroissement des loyers et de la pénurie de logements...


 Des solutions pour sortir de la crise ! 1

 Un député très intelligent – mais ne le sont-ils pas tous ? – propose un texte de loi instituant une taxe sur les loyers jugés excessifs, comme par exemple un loyer de 600 euros pour une chambre de bonne de 14 m2.

Évidemment que c’est excessif ! mais allons plus loin encore et plafonnons les loyers en fonction des régions de France et de la taille des agglomérations. Mais il est UMP, donc pas un bureaucrate socialisant !

Comme il a bien réfléchi, il connaît les effets induits par une si généreuse mesure. Une partie des propriétaires répercute sur les locataires les nouvelles taxes, les appauvrissant encore plus et les poussant vers des logements plus petits et insalubres. L’autre partie, manifestant son mécontentement par une bouderie irrationnelle, décide de ne plus louer ses chambres et d’y stocker ses surplus de meubles. Dans un cas comme dans l’autre, le résultat est un accroissement des loyers et de la pénurie de logements.

De toutes façons, il sait que son projet de loi n’a aucune chance d’être adopté mais là n’est pas la question ; il s’agit de préparer le terrain les prochaines élections, qui s’annoncent très, très difficiles : seuls les effets d’annonce comptent et il n’y a aucune raison de laisser à la gauche le monopole du cœur, elle qui a trusté les chambres de bonnes de la place des Vosges !

 

Des solutions pour sortir de la crise ! 2

 Toujours pour réduire la dette de l’État et lui tordre le cou définitivement, réduisons les dépenses !

 D’autres l’ont fait avant nous : réduisons les salaires des fonctionnaires en proportion de leurs revenus, de 10 % pour ceux qui sont au bas de l’échelle à 30 pour les plus hauts revenus. Applicable à tous, immédiatement, depuis le président de la République jusqu’au cantonnier !

Diminuer les dépenses ? Partant du principe de Parkinson qui a montré que l’inefficacité collective est proportionnelle au nombre des convives, on ne remplace aucun fonctionnaire partant en retraite. Au bout de cinq ans environ, les effectifs ayant diminué de 30 %, la productivité sera accrue de 50 % ! Double gain pour le contribuable.

Évidemment, s’ensuit un accroissement important du chômage, qui passera à plus de 20 %. Que faire de ces chômeurs ? Je retiens la proposition de Christine Bouttin, qui est celle que prône mon ami Bruno Martin-Vallas depuis trente ans : un revenu de base pour tous les français, de l’ordre de 400 euros par adulte et de 180 euros par jeune en deçà de vingt ans… en supprimant toutes les allocations, pléthoriques et incompréhensibles. Incidemment la mesure supprime plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires qui n’ont plus de raison d’être. Un ménage avec deux enfants reçoit 1160 euros par mois, avec quoi ce ménage vit confortablement à la campagne, avec un potager, des poules et deux brebis. Car on n’a pas besoin de travailler pour toucher un salaire ; cela, ce sont les puissants qui nous l’ont fait avaler.

Deux avantages incommensurables : la redynamisation des campagnes françaises d’un côté, et le retour à la nature et aux contacts humains de l’autre ! Écologiquement parlant, c’est tout bénef, y compris par la baisse de la consommation de produits pétroliers.

Ne reste qu’à mettre le paquet sur l’instruction, en renforçant le corps enseignant et en rétablissant le service national, et sur la sécurité et la justice - car la course sera engagée entre les malfrats, de plus en plus nombreux, organisés et armés et les forces de l’ordre.

 Je vois une solution encore plus radicale, qui me conviendrait parfaitement : supprimer les états nation et faire l’Europe des grandes régions, à l’instar des USA. Il y a sept grandes régions françaises, quatre ou cinq italiennes… Avec la suppression de l’échelon des régions actuelles et de l’État français, quel gain ! Je rêve du sabordage des élus, auto-sacrifiés sur l’autel des intérêts des citoyens !

 Puisque toute mesure destinée à combattre le mal occasionne un plus grand mal pour ceux qui nous gouvernent, je ne doute pas que la solution retenue par le corps politique et les fonctionnaires sera de ne rien faire, hormis prendre des mesurettes qui ne trompent plus personne. Que la fête commence !

 

Des solutions pour sortir de la crise ! 3

Accroître les recettes… C’est soit taxer et orienter encore plus les flux financiers vers les secteurs improductifs de l’État, soit produire plus de richesse et équilibrer la balance commerciale et la balance des paiements, car personne n’en parle mais on ne peut pas indéfiniment importer plus que l’on exporte. Pour cela, il convient d’avoir une industrie, au sens large, compétitive et un tissu industriel solide, avec les compétences et les infrastructures. Il n’y a pas de tissu industriel solide sans un réseau puissant de PME de taille moyenne, de 500 à 2000 personnes, celui dont disposent nos amis allemands et que la France n’a jamais su créer. Question de mentalité ; nous aimons les grandes entreprises qui sont organisées comme notre état, bureaucratiques ; nous n’aimons pas les PME, qui représentent la vie, l’énergie mais sont incontrôlables. En bons technocrates, nous dépensons des sommes folles pour la création d’entreprises de type artisanal mais sommes incapables de soutenir les PME dans de gros projetés de développement. Il semble que le gouvernement envisagerait la possibilité, de fusionner les organismes d’état (OSEO ex-Datar, CGPME,…) dans ce but, mais on est en droit de douter de la réalisation, à moins que le gouvernement actuel, sachant sa défaite irrévocable, ne décide d’aller jusqu’au bout des réformes, pour le bien du pays : ce serait une première !

Mais avons-nous les entrepreneurs ? Certes nous avons les énarques et les anciens des grandes écoles commerciales, mais je parle d’entrepreneurs audacieux qui construisent des sociétés non pour obtenir des dividendes mais pour accroître le patrimoine industriel.

 

Des solutions pour sortir de la crise ! 4

 La crise est mondiale. D’un côté les pays dits industrialisés, à haut niveau de vie, et surtout endettés ! De l’autre, les pays dits en développement dont les masses rurales aspirent à une vie décente qui ne peut être obtenue que par des excédents de la balance commerciale, et qui prêtent leurs excédents financiers à des pays développés qui n’auront bientôt plus les capacités de rembourser leurs dettes.

Sauf à faire tourner la planche à billet et à préserver sa monnaie, comme tentent de le faire les étasuniens - qui ont entrepris de faire la guerre à l’Europe et à l’euro, ne nous y trompons pas.

Quand un corps est malade, il secrète des anticorps, sa température augmente, il a la fièvre. L’humanité est malade, elle a des accès de fièvre de plus en plus fréquents et difficiles à supporter. Les docteurs-gouvernants qui se penchent sur elle essaient tant bien que mal de repousser et d’atténuer les crises de fièvre mais ils ne peuvent rien sur la maladie, qui gagne irrémédiablement. Ils ne pourront pas éviter longtemps la vraie crise, la grande, qui dépassera celle de 1930 et dont les effets seront catastrophiques pour la population humaine.

 Au mieux pour nous les êtres humains, êtres supérieurs, merveilles de la nature, enfants de Dieu, accomplissement du vivant, l’humanité s’en sort, après avoir été décimée (décimer signifie qu’un humain sur dix reste en vie). Et elle repart sur de nouvelles bases. Au mieux pour la planète Terre, l’humanité ne survit pas et la nature est débarrassée de cette moisissure qui a envahi la croûte terrestre et s’est étendue sur elle comme les algues vertes sur nos rivages, détruisant la vie même.

 Tout ceci n’a au fond que peu d’importance, nous mourrons tous les uns après les autres et dans n’importe quel ordre. Alors, regardons notre voisin avec compassion et amour, émerveillons nous de ce qui existe aujourd’hui, profitons pleinement de notre capacité de voir, sentir, entendre, ressentir, humer, toucher, évitons de détruire notre environnement et chantons la vie présente !

Les commentaires sont fermés.