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2015.11.16

Le Coran et Mein Kampf

Il faut lire le Coran comme il aurait fallu lire Mein Kampf.


Tous les Allemands n’étaient pas des nazis, tous les musulmans ne sont pas des terroristes mais le Coran comme Mein Kampf porte en lui la guerre et le meurtre : les verbes « tuer » et « combattre » y apparaissent respectivement soixante-deux et cinquante et une fois, dont dix et douze à l’impératif. Ce ne sont pas des erreurs de traduction !

Y aurait-il des « musulmans modérés » quand le Coran affirme que la paix régnera sur terre quand le monde sera converti à l’Islam : il n’y aura la paix que dans l’Islam et d’ici là, tout doit être fait pour « convertir » les infidèles.

Je pose cinq questions aux « musulmans modérés » :

  • Le Coran est-il la parole de Dieu recueillie par le Prophète par la voix de l’ange Gabriel ?
  • Le Coran, tel qu’il a été écrit par les successeurs de Mahomet, peut-il être interprété et critiqué ?
  • Lorsqu’il y a des contradictions entre les sourates, les dernières annulent-elles les précédentes ? La guerre et la violence l’emportent-elles sur le message évangélique d’origine ?
  • Lorsque le Coran dit de tuer les infidèles qui le combattent et que Mahomet fait tuer et assassiner tous ceux qui s’opposent à sa volonté de puissance, donne-t-il l’exemple à suivre ?
  • Lorsque des sourates sont édictées pour satisfaire les désirs charnels de Mahomet, est-ce au nom de Dieu ?

Si vous répondez positivement à ces cinq questions, vous n’êtes pas modéré ; sinon, vous n’êtes pas musulman ou, au mieux, vous êtes un musulman mou. Comme il y a une majorité de mous au sein du peuple, qui se soumettront à la violence et à la pression, comme cela se passe en Algérie ou au Maroc.

Heureusement, il existe des pays où règne un islam modéré… l’Arabie Saoudite par exemple. Là-bas, sauf si on s’oppose à la famille régnante, on ne risque pas l’emprisonnement et l’assassinat sans procès. Si une femme ne commet pas l’adultère et si elle se conforme à la charia, elle ne sera pas lapidée. Si une personne ne se convertit pas à une autre religion ou ne se déclare pas athée, elle ne sera pas décapitée.

L’islam est une religion de paix. Demandez à ceux qui n’ont pas lu le Coran et ne veulent pas voir ce qui saute aux yeux. La tuerie de Charlie Hebdo (saloperie de journal !) et de la boutique kacher en janvier, la décapitation d’un homme en juin et les attentats du vendredi 13 octobre (un vendredi 13…) qui sèment la mort dans les rues et les salles de Paris ne sont que le fait de quelques individus désaxés, pas du tout le fruit d’une action délibérée d’un islam qui renoue avec les guerres de conquête, n’est-ce pas ? L’élimination par le feu et le sang des chrétiens et des juifs d’Orient est un épiphénomène, surtout pas une opération d’envergure destinée à éradiquer les autres religions. Mais non.

Nous sommes en guerre, nous avons mis des siècles à acquérir la liberté et je ne veux pas me soumettre, ni aux religieux, ni aux gouvernants qui nous méprisent et nous imposent la bien-pensance.

 

 

2015.11.04

Lettres à mes frères et soeurs

 

Lettre à mes frères et sœurs humains.

Jean Taillardat, 151104

J’ai soixante-dix ans, autant dire que j’aborde le dernier quart de ma vie – que j’estime d’ailleurs largement entamé mais l’espoir fait vivre.

Je veux mettre cette période sous le signe de la sérénité et de ma liberté. Or la première liberté qu’il m’appartient de trouver, c’est l’indépendance vis-à-vis de ce qui vient de l’extérieur. Si je dépends du regard de l’autre, de son affection ou non, de son admiration ou non, je ne peux pas vivre libre ; je cherche les signes de reconnaissance qui me permettront de revenir à l’état antérieur, qui offre des satisfactions : qui n’aurait pas envie d’affection, d’admiration ?

Derrière ce besoin des autres, il y a une crainte ultime : la peur ! La peur de n’être plus rien, la peur de disparaître, la peur de la décrépitude et de la décomposition.

La rose a-t-elle peur de s’étioler ? Elle n’a pas de conscience réflexive et ne peut avoir peur. Le grand mâle qui subit sa première défaite et abandonne son statut a-t-il conscience qu’il ne représente plus rien dans le groupe ? Le gorille a-t-il conscience de ses poils blancs, de ses muscles qui se ramollissent et de sa force qui le trahit ? Qu’importe, la nature suit sa route, imperturbable, avec une totale indifférence à l’égard de ses particules.

C’est ainsi, il vaut mieux accepter de bon cœur ce que personne ne peut éviter. Oh, il y a d’autres moyens ! Épouser une nième jeunesse, rouler Ferrari ou Porsche, organiser des fêtes monstrueuses, chercher encore et toujours l’âme sœur – dont je pourrai dépendre ; ce sont des choix. Je fais celui de la liberté : je ne suis pas la fête, je ne suis pas la Porsche, je ne suis pas la jeunesse d’une autre, je suis au-delà de tout cela, je suis une personne, pas une persona, ni un masque.

De quoi ai-je eu peur ? Probablement d’abord du ridicule. André Moreau le dit bien, tant que l’on n’a pas franchi l’obstacle de la peur du ridicule, comment oser s’exprimer librement ? Bien, je me dis philosophe et écrivain, suscitant l’ire, voire le rejet de certains de mes proches ; je le suis, je ne vais pas m’en cacher ! Peur d’être rejeté ensuite. À quelles compromissions peut-on être réduits par peur d’être rejetés ! On donne, on se donne, on fait des cadeaux, on laisse le champ libre aux tentatives de manipulation d’êtres eux-mêmes « en manque » et on s’enferre. Peur de ne pas être à la hauteur enfin, et là, c’est tout le rapport à la culpabilité, qui n’a pour moi rien de judéo-chrétienne. « Être homme, c’est être responsable » et responsable de tout, ai-je cru. Ce n’est pas parce que j’ai pêché que je me sens coupable, mais parce que j’ai imaginé traîner depuis mon enfance quelque chose de sale en moi, qui ne peut venir de la notion de péché originel, non ! et que j’ai mis beaucoup de temps à accepter : la carte et le territoire, nous dit la sémantique générale. La carte n’est pas le territoire, je suis mes qualités et leurs contraires, je suis mes défauts et leurs contraires… mais je suis beaucoup plus que cela !

J’ai soixante-dix ans, que vais-je faire de ma vie ? Essayer de ne plus dépendre que de moi, y compris dans la dépendance physique et, peut-être, si une maladie dégénérative m’atteint, dans la dépendance intellectuelle et la dépendance tout court. C’est une affaire de mental, exclusivement.

Qu’ai-je à faire de ce qui faisait mes plaisirs d’avant ? La bouffe, le sexe, la vitesse, l’achat, la consommation, la beauté, les ornements, les froufrous, les fanfreluches, les quolifichets… Je Suis. La nature m’offre tout ce dont j’ai besoin : l’air qui, par l’inspiration et l’expiration conscientes, m’alimente et me nettoie dans un cycle de vie ; l’eau qui murmure dans les prés et irrigue mes cellules, le bon pain et le vin de la vigne (et tant pis pour les innombrables cancers qui me guettent !). Il me faut avoir chaud pour passer les jours d’hiver, avoir un toit pour rester au sec, des chaussures pour marcher sans blesser mes pieds.

Pour le reste, il me suffit d’être au contact de la Nature ; elle est généreuse. Hélas, je ne suis pas sûr que mes descendants pourront en dire autant, au rythme où l’homme détruit ladite Nature, mais à chaque génération sa peine, je n’y peux rien et il ne sert à rien de m’en soucier, sauf à aimer mes proches, de façon concrète.

En fait, je dispose de bien plus d’objets qu’il me serait nécessaire. J’ai envie d’écrire, de réaliser un vieux, très vieux rêve, et il me faut des instruments, une table, un ordi, un dictionnaire. Soit, mais en suis-je dépendant ? Je peux encore écrire, je le fais ; quand je ne pourrai plus, j’y renoncerai. Le mieux que je puisse faire est d’apprendre à renoncer à tout, en son temps. Il est tellement merveilleux d’être. Et il me semble qu’on ne peut être qu’en étant débarrassé de tout… serais-je devenu bouddhiste ?

Encore une fois, le final du film « L’homme qui rapetissait » m’emplit de joie. Quand il n’a plus été qu’un puceron sur un brin d’herbe, il a levé les yeux vers le ciel et s’est extasié…

Puisses-tu comprendre cela, Ô mon frère, Ô ma sœur, et commencer de ne plus avoir peur !

 

                                                                                              Jean Taillardat

2015.11.01

Poules noires et poules de souche

151101 - Histoires de poules

Combronde, Jean Taillardat

 

Un jour, une jeune poule noire fut introduite dans un poulailler où régnait en maîtresse une poule blanche sur une poule rousse docile et suiveuse. La marâtre, bien que dotée d’un appétit féroce, avait décidé de ne pas gratifier les humains d’un seul œuf. Elle ne savait pas ou ne voulait pas savoir à quelles extrémités ce comportement odieux pourrait la conduire…

La jeune poule noire venait d’une contrée où toutes ses congénères étaient aussi de jeunes poules noires parmi lesquelles régnait une douce harmonie.

Le moins que l’on puisse dire est que l’accueil ne fut pas chaleureux.

La jeune poule noire – appelons-là Sushi, puisque tel est le nom que lui attribua le fils des paysans – dut se sentir bien étrangère et se réfugia in petto au fond d’un fourré où elle ne fut pas dérangée mais quand elle sortit de son refuge pour participer au repas d’épluchures de légumes, des restes d’un plat de pâtes et de grains balancés par-dessus le grillage, elle vit se précipiter sur elle une furie tout bec dehors et regagna promptement sa tanière. Elle sauta le dîner.

À la nuit tombée, alors que les deux pensionnaires avaient rejoint leur appartement au deuxième, Sushi tenta vainement de dégotter quelques rogatons puis se risqua à les suivre dans l’immeuble où elle trouva refuge sur une couche de paille assez sordide, au premier.

Le lendemain matin, elle eut la prudence de décaniller avant les autres et de retrouver sa cache.

Le même scénario se reproduisit le lendemain ; le repas suivant fut tout autant l’occasion d’une ségrégation. La poule rousse, pourtant plus amène, se mit à imiter son leader – on sait à quel point les courtisans sont prompts à copier les comportements du Leader Maximo – et à interdire à Sushi l’accès aux victuailles. Puis elle gagna son domicile pour expulser l’œuf qui obstruait son cloaque, assistée par sa patronne. Sushi en profita pour grappiller quelques graines.

Les paysans se perdaient en conjectures, ne sachant à quoi attribuer ce comportement peu civil : xénophobie, racisme, défense du territoire, peur de manquer, méchanceté pure, réflexe atavique… ? Quoi qu’il en soit, la santé de Sushi leur importait et ils décidèrent de lui accorder – temporairement – sa liberté dans leur jardin ainsi qu’une gamelle pour elle toute seule, sur laquelle elle se jeta affamée.

Ainsi fut fait plusieurs jours de suite.

Sushi cependant ne s’éloignait pas du poulailler, comme si, à défaut de ses sœurs noires, elle recherchait la compagnie de ses bourreaux.

Un soir le paysan oublia de lui faire réintégrer sa prison. Le lendemain matin, ne la trouvant pas, il se mit à sa recherche dans tout le jardin, espérant qu’elle n’aurait pas labouré le potager en quête du « moindre vermisseau », mais non, pas de Sushi. Par acquis de conscience et en dernier recours, il jeta un œil dans l’immeuble et ses deux étages. Ô stupeur, Sushi était là, au premier étage, allongée sur la paille ! Il fit le tour de la clôture et découvrit le pot aux roses : pendant la nuit Sushi avait creusé un tunnel, oui, un tunnel pour réintégrer sa prison ! et se trouver sous la menace de ses tortionnaires ! Le paysan et sa femme, à qui il rapporta les faits vrais, en restèrent bouche bée.

Le paysan réitéra l’expérience ; toujours Sushi, au lieu de profiter de sa liberté, préférait la proximité de ses congénères et de leurs brimades.

De nouveau les paysans se posèrent mille questions, l’hypothèse d’une Sushi au profil de femelle harcelée paraissant la plus probable.

Du coup, la daronne refusant obstinément de pondre, il fut question de la passer à la casserole (en tout bien tout honneur !) mais avant cela de donner une compagne à Sushi, une jeune noire en provenance de la même contrée.

Ainsi fut fait.

Effectivement ces deux jeunes filles formèrent un couple qui vit caché dans les buissons le jour et pelotonné au premier étage la nuit. La marâtre ne baissa pas les bras, sa doublure rousse – vous ai-je dit qu’elle s’appelait Julie ? – non plus mais il leur était difficile de défendre plusieurs fronts à la fois ; quand elles coursaient l’une, l’autre arrivait par derrière et grappillait quelques graines et, à peine étaient-elles à la poursuite de l’intruse que l’autre poule noire arrivait subrepticement s’attabler au festin. Et ainsi de suite, les poules noires sont très intelligentes.

La marâtre en perdit l’appétit et comme elle avait, dans son obstination à ne pas vouloir pondre, perdu la capacité d’offrir cet objet oblong pour lequel elle était nourrie, elle passa effectivement à la casserole.

Il se produisit alors un renversement de situation. Même jeunes, les deux poules noires, comprenant sans doute qu’à elles deux elles avaient plus de forces que la rouquine, sortirent de leur maquis, occupèrent le terrain, lui firent des misères jusqu’à lui interdire la pitance quotidienne, juste retour de choses.

Si elles ne s’étaient pas mises à pondre avec une grande régularité, le paysan aurait pris une autre décision mais entre un ou deux œufs par jour, son esprit calculateur étouffa tout état d’âme et son choix fut vite fait. Julie passa aussi à la casserole.

C’est ainsi qu’un territoire occupé de longue date par des autochtones, autant dire des poules de souche, bascula dans le camp des poules allogènes, une sorte de remplacement…

Les paysans se demandent s’ils ne vont pas tenter de réintroduire dans la bergerie une jeune poule blanche…