UA-76824264-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

2013.03.27

Première lettre au Président

                                                     Pétaouchnok, octudi, 8 germinal an 221

 

 

 

Monsieur le Président,

 

          Je ne voudrais pas être à votre place ce soir pour votre conférence ! Vous me direz : « Je voulais être Président de la République française, c’est fait, le reste a moins d’importance, même si ma position est inconfortable », mais vous êtes comme tout humain, vous préférez être apprécié… Or, vous ne l’êtes pas. Et vous ne voulez pas mettre la main socialiste sur un pays moribond, malgré tout !

 

Vous ne saviez pas, vous qui n’aviez jamais eu de poste à responsabilité nationale, vous ignoriez la réalité de la situation de notre pays, de l’Europe. Et puis, il est facile de ne pas voir, cela permet de crier haro sur le baudet sans trop d’état d’âme. Soit, maintenant, vous êtes au pied du mur, ou pas loin. Les Français ont voté pour vous non pas pour que vous appliquiez des propositions mais parce qu’ils vous ont fait confiance pour améliorer leur sort.

 

Homme de consensus, dit-on de vous, ne prenant pas les problèmes de front, toujours en tergiversations, en détournements, en manipulations. Holà ! il vous faut bien faire face, à un moment ou à un autre. Et il ne suffira pas d’expliquer pourquoi le pays s’enfonce dans la crise. Il vous faut prendre le leadership et rassembler sur un programme de redressement national ; je fais l’hypothèse que vous ne le ferez pas, pas encore, c’est trop hors de votre caractère. Dans un an ou deux peut-être, quand le pays sera exsangue, si vous ne démissionnez pas avant…

 

Je ne voudrais donc pas être à votre place avec votre tempérament, mais, à mon corps et à ma santé défendant, je prendrais bien votre place pour haranguer nos concitoyens, leur tenir un langage de vérité et les engager, tous, dans une lutte acharnée, leur dire que nous avons besoin de toutes les forces et toutes les ressources pour sortir d’une situation alarmante, sinon catastrophique.

 

Aux armes, citoyens ! Tous aux armes, apporteurs de capitaux, financiers, dirigeants, cadres, techniciens et employés, professions libérales, artisans, paysans, fonctionnaires, pour remporter la lutte contre le chômage. Parce que laisser tant d’hommes et des femmes, de jeunes au bord de la route est une calamité nationale.

 

Citoyens, il va falloir d’abord tous se serrer la ceinture et vos élus vont montrer l’exemple en diminuant leurs soldes, salaires, émoluments, frais, etc. de 20 %, en ne conservant qu’un seul traitement s’ils ont plusieurs mandats.

 

Les fonctionnaires vont faire l’effort d’accepter une diminution de leurs salaires de 10 %. Ils vont accepter que leurs pensions de retraite soient alignées avec celles du privé. Grâce aux techniques modernes de traitement de l’information, ils vont accepter d’accroître leur productivité de 20 %, permettant ainsi de diminuer leur nombre et la charge qu’ils représentent pour le pays.


Les dirigeants et hauts fonctionnaires vont accepter une amputation de leurs rémunérations globales de 20 %.

 

Vous allez agir pour réduire de 50 % le coût de l’administration européenne, et les rétributions extravagantes des élus.

 

Citoyens, il va ensuite falloir restructurer l’administration du pays, très rapidement, autour de grandes régions, au nombre de douze. Les tâches dévolues aux départements sont partagées entre les régions et les Communautés de communes et d’agglomérations et les départements, héritages de l’époque napoléonienne, seront remisés dans les musées de l’histoire.

 

Citoyens, nous allons parallèlement venir au soutien des plus pauvres. Personne en France, dès le mois de septembre 2013, ne vivra avec moins de 800 euros par mois et aucune famille avec moins de 1200 euros.

 

Citoyens, nous allons libérer les énergies. Notre pays est riche, riche de ses compétences, de ses ressources, de ses infrastructures. Pour cela, nous allons soutenir les entrepreneurs, administrativement et financièrement, en favorisant l’investissement privé, en encourageant les « business angels », les sociétés d’investissement et en leur permettant de rémunérer le risque qu’ils prennent. Les organismes d’État comme la BPI seront au service de ces sociétés, l’administration sera au service des entrepreneurs et des entreprises.

 

Par ailleurs, les charges qui pèsent sur les entreprises seront allégées de trois points dès le 1er janvier 2014. La TVA sera portée à 21,6 et les 2 points consacrés à financer prioritairement les caisses de la sécurité sociale et la retraite.

 

Enfin, les transactions financières seront taxées à 0,1 %, les ressources ainsi mobilisées étant immédiatement réinvesties dans les infrastructures et le soutien à la recherche

 

Citoyens, nous allons redonner à l’école de la République sa force et son rôle primordial dans le redressement du pays, en accordant aux Chefs d’établissement la responsabilité du recrutement, du management des professeurs et de l’animation du corps professoral, en facilitant le recrutement d’enseignants compétents et motivés par des rémunérations plus attractives. Elles seront réévaluées de 10 % par an pendant cinq ans.

 

Citoyens, nous allons mettre en œuvre les moyens d’intégrer les personnes qui se sont installés en France ou qui vont le faire, en exigeant un niveau de langue française nécessaire et suffisant pour travailler et en créant les structures de formation linguistiques adéquates. Le droit de vote pour les élections locales sera donné aux personnes justifiant de cinq ans de présence en France et désirant devenir françaises.

 

Citoyens, nous allons intervenir dans les zones sensibles pour sortir les jeunes de la spirale infernale du chômage, en créant des Centres d’Aides par le Travail à l’instar de ce qui existe pour les personnes en difficulté. Les communes recevront les aides financières pour mettre en place les structures d’encadrement des jeunes en lien avec leurs parents. Les forces de police seront chargées de prévenir et, dès que nécessaire, d’éradiquer les comportements délictueux. Les récidivistes seront mis sous contrôle étroit.

 

Citoyens, je vous demande de soutenir l’action de mon gouvernement pour redresser le pays. Mais nous n’en resterons pas là. Nous allons construire l’Europe de demain.

 

Citoyens, nous sommes européens. Nos moyens de Défense Nationale seront intégrés dans la Défense européenne, et nous allons mobiliser tous les membres de la communauté européenne pour créer une Europe de la Défense. Et comme il ne peut y avoir d’Europe de la Défense sans politique européenne, nous allons œuvrer pour la création des Etats-Unis d’Europe.

 

Citoyens, le monde dans lequel nous voulons vivre est un monde d’équilibre et de justice. Dès que les finances du pays le permettront, que notre balance commerciale sera bénéficiaire et, quoi qu’il en soit, dès aujourd’hui, nous préparons ce monde fait par les hommes pour les hommes : écologique et humain, utilisant les techniques informationnelles et les ressources renouvelables, au premier rang desquelles l’intelligence humaine.

 

Citoyens, nous n’avons pas le choix, nous sommes au pied du mur. Soit nous œuvrons tous ensemble, avec justice, soit nous sombrons tous ensemble. Françaises et Français, je vous appelle solennellement à vous rassembler pour le renouveau de l’Europe et son rayonnement dans le monde.

Les commentaires sont fermés.